Curiosités dans le 17e

Quartier Batignolles

Sarah et ses rats...

 

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DSC 2219 Dans ce triangle d'or du 17e, la rue Fortuny est un petit musée à ciel ouvert où voisinent des hôtels particuliers parmi les plus beaux de la capitale, pour la plupart construits à la fin du 19e siècle. Ouverte en 1876, la rue Fortuny fut habitée par des artistes attirés par la proximité du parc Monceau.

 

 

Au n° 35, la tragédienne Sarah Bernhardt avait fait construire en 1876 un hôtel particulier comprenant un bâtiment d'habitation suivi d'un jardin, d'un atelier de sculpture et d'un jardin d'hiver. En 1885, endettée, elle le vendit à un exploitant de carrières de marbre. Il fit aménager l'hôtel actuel à l'emplacement de l'atelier et y intégra des éléments du bâtiment démoli qui n'était resté debout que 19 ans ! Seules subsistent quelques pierres livrées aux rongeurs : deux rats, près d'un angle ont grignoté un morceau de mur et font mine de pénétrer dans la maison. Il a été acquis récemment par Dominique de Villepin. Facétie ou coïncidence ?...

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...Sur le trottoir d'en face, au n° 46, s'élève un autre très bel hôtel particulier néo-Renaissance appartenant au grand-père maternel de Nicolas Sarkozy dans lequel ce dernier a passé une grande partie de son enfance.

 

 

 

DSC 2217 DSC 2208 Au n° 2, Edmond Rostand vécut dans cet immeuble de 1891 à 1897 où il écrivit "Cyrano de Bergerac".

Presque en face, au n° 13, Marcel Pagnol avait installé son domicile de 1933 à 1950. On peut admirer le mélange de pierre et de briques, souligné par de la mosaïque, du marbre et du fer forgé.

 

 

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Au n° 9, cet édifice d'une architecture très raffinée, inscrit aux Monuments historiques  abrite le lycée professionnel de la Haute Couture et de l'Esthétique.

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On remarquera au n° 8, la façade Renaissance et ses statues de pierre.

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Au n° 27, sur une façade au carrelage soulignant les différents étages, cet hôtel abrita la belle Otero, reine des nuits parisiennes, et Geneviève Lantelme, comédienne.

 

 

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L'hôtel du n° 42 de style néo-Renaissance appartenait au maître-verrier Joseph Ponsin dont la verrière fut primée pour l'exposition universelle de 1878. Elle a malheureusement disparu, mais il reste les superbes cariatides qui l'encadraient.

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En haut de l'immeuble, un portrait du célèbre Bernard Palissy en mosaïque.

 
La Banque de France en son château...

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Le régent de la Banque de France Emile Gaillard résidait dans ce bâtiment inspiré d'une aile du château de Blois. A l'inauguration en 1885, un bal somptueux en costumes réunissait plus de deux mille personnes ; Gaillard y reçut des invités en costume d'époque Henri II. La Banque de France en fit une succursale après la mort de Gaillard. Une salle des coffres fut installée en sous-sol protégée par un fossé inondé. Ce dispositif favorisa dans le quartier le colportage d'une histoire selon laquelle on libérait les crocodiles au crépuscule pour mieux protéger les dépôts de la Banque.

Ce bâtiment devrait accueillir en 2015 la cité de l'Economie, et sera donc accessible au grand public.

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En route pour le quartier Batignolles...

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...Sans oublier l'arrêt déjeuner...

Quartier Batignolles 

Réinvestissant l'enclave ferroviaire des Batignolles (faisceau Saint-Lazare, Petite Ceinture, RER C), Clichy-Batignolles se déploie sur 54 hectares entre la rue de Saussure, le boulevard périphérique, les avenues de Clichy et de la Porte de Clichy et la rue Cardinet.

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Les activités de maintenance ferroviaire sont resserrées sous une dalle (la boîte) de six cents mètres de long et soixante-dix mètres de large, en surplomb des voies ferrées, socle de futures constructions, et située le long du faisceau ferré Saint-Lazare.

 

 

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Le parc Martin Luther King, traversé par la Petite Ceinture, véritable trait d'union entre les quartiers avoisinants, offre quatorze entrées et sorties reliant entre elles la rue Cardinet, l'avenue de Clichy et le boulevard Berthier.

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Il est entouré de programmes immobiliers aux fonctions diverses :

- 3400 logements (dont 50 % d'habitat social, 20 % de logements à loyer maîtrisé et 30 % en accession),

- le futur Palais de Justice de Paris (120000 m2) d'une hauteur de cent-soixante mètres,

- 140000 m2 de bureaux.

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DSCN1154Un peu de patrimoine conservé.

Clichy-Batignolles deviendra un pôle d'affaires où travailleront à terme douze mille sept-cents personnes.

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Labellisé Nouveau Quartier Urbain, Clichy-Batignolles est l'un des éco-quartiers exprimé par ses plans "climat" et "biodiversité".

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Hors sujet : voici la dernière photo de la saison à l'endroit précis où nous nous sommes séparés....

Sortie Chambord

Beaugency

Chambord

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Le château de Chambord se trouve au centre d'un domaine forestier de plus de 5000 hectares, entouré d'un mur de 32 kilomètres de longueur.

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A peine entre-t-on dans le château, le regard est happé par un monumental escalier à double révolution que portent huit piliers, et qui constitue probablement un apport majeur de Léonard de Vinci. Placées au centre de quatre salles disposées en croix grecque à l'intérieur du donjon, les deux rampes s'élèvent indépendantes autour d'une colonne ajourée jusqu'à la tour-lanterne surmontée d'une fleur de lys à 54 mètres du sol.

La Grande Mademoiselle, fille de Gaston d'Orléans, raconte dans ses mémoires qu'une des plus curieuses et des plus remarquables choses de la maison est le degré, fait d'une manière que "une personne peut monter et une autre descendre sans qu'elles se rencontrent bien qu'elles se voient". En effet, François 1er veut un château qui lui soit propre, à la fois intime et somptueux.

Cet escalier constitue une parfaite préparation à l'autre surprise qui attend le visiteur à son sommet : forêt de cheminées, de lucarnes et de lanternes qui domine les toits en un enchevêtrement féérique, une sorte de jardin de tuffeau et d'ardoises.

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Aussi retrouve-t-on de manière systématique à chaque étage quatre appartements de plan carré dans les angles des salles en croix, et quatre appartements de plan circulaire dans les tours.

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Afin de résister au poids du dallage de la terrasse, les salles en croix grecque du second étage sont couvertes de voûtes en berceau en anse de panier ornées de caissons sculptés associant

 

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le "F" de François 1er et la salamandre, dont le roi a fait son emblème et adopté la devise "Je me nourris de bon feu, j'éteins le mauvais".

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Le logis de François 1er, initialement prévu dans le donjon, fut déplacé dans la tour Est afin que le roi dispose d'un espace plus autonome et spacieux et relié au donjon par une galerie couverte doublée d'un passage extérieur.

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Beaugency

DSCN1087DSC 1687   Cité médiévale 

 

Lorsque Beaugency apparaît dans l'histoire au XIIe siècle, c'est déjà une cité prospère, siège d'une puissante châtellerie vassale du comté de Blois. Aux marges du domaine royal dont elle conteste les ambitions territoriales, sa forteresse puissamment défendue joue le rôle de ville-frontière jusqu'en 1292, date de son rattachement à la couronne.

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La tour dite "de César" dresse sur la Loire son donjon du XIIe siècle. Elle constitue un des derniers vestiges de l'architecture militaire romane. Donjon carré de 36 mètres de hauteur aujourd'hui, de 20 mètres de côté, des murs de 4 mètres d'épaisseur, il commandait les défenses de la citadelle et le pont sur la Loire. Le fief fut acquis par Philippe le Bel en 1291 ; Charles V le donne en apanage à son fils Louis d'Orléans. Beaugency subit cinq sièges des anglais durant la guerre de cent ans. Charles d'Orléans donne la ville à son demi-frère Dunois qui bâtit, près du donjon, le château qui porte son nom.

Au XVe siècle, la seigneurie est incluse dans le duché d'Orléans ; Jean, bâtard d'Orléans, comte de Dunois et de Longueville, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, devient seigneur de Beaugency par son mariage avec Marie d'Harcourt. La ville connaît alors une période faste de croissance.

DSC 1635L'Hôtel de Ville est un très bel exemple de l'architecture de la Renaissance, associant des formes médiévales à des décors inspirés de la Renaissance française et italienne.

 

 

DSCN1090DSC 1681Plus ancien édifice, la maison dite "des Templiers" (XIIe siècle) évoque le raffinement des belles demeures bourgeoises en pierre, apparues à l'époque romane.

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Du XVe siècle, cette maison à pans de bois est un beau témoignage d'une architecture à vocation commerciale. Au rez-de-chaussée deux grandes baies encadrées de poteaux de bois sculpté. A l'étage, variété des matériaux pour enrichir la façade.

 

 

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Tour de l'horloge

 

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"Mes amis que reste-t-il à ce Dauphin si gentil ? Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme".

Le clocher sonne, de nos jours encore, la jolie mélodie.

Mélodie en référence à Charles VII, futur roi de France, et à son royaume durant la guerre de cent ans, avant l'arrivée de Jeanne d'Arc.

La tour du clocher (1530) est ce qu'il reste de l'église St Firmin du XIe siècle, incendiée par les protestants en 1567, reconstruite en 1597 et démolie à la Révolution.

 

 

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Notre-dame de Beaugency : Voûte en bois de style gothique (1665) "lambrissée façon voûte de pierre".

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Voûte St Georges : Entrée principale du château médiéval des Sires de Beaugency. Au-dessus la chapelle du château du XIVe siècle dédiée à St Georges.

DSCN1086Pour l'anecdote : Le chat est un symbole pour Beaugency ! Savez-vous pourquoi ? Une légende locale raconte que le pont de Beaugency aurait été construit en une nuit par le diable. Celui-ci exigea en contrepartie de posséder l'âme de la première personne qui traverserait ce pont. Les balgentiens jetèrent un seau d'eau sur un chat noir qui fut le premier à le traverser. De colère, le malin cria "Vous n'êtes pas de bels gens du tout ! Vous n'êtes que des chats !" 

 

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Sortie Promenade plantée

Faubourg Saint-Antoine

Promenade plantée

Cette promenade commence avenue Daumesnil. Un escalier grimpe sur le viaduc d'une ancienne voie ferrée ouverte en 1859, qui assurait la liaison entre Bastille et La Varenne-St-Maur. Ses voûtes étant aujourd'hui occupées par une cinquantaine d'artisans et créateurs, il a été baptisé "Viaduc des Arts".

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Eglise St-Antoine des Quinze-Vingts, construite au début du siècle dans un style romano-byzantin.

 

 

DSC 1395Immeubles HBM (1921) d'inspiration flamande et couronnés par des pignons à redents. Leur façade en pierre meulière et briques s'harmonise avec les voûtes du viaduc.
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Immeuble (1991) abritant un hôtel de police : quatorze atlantes en résine, répliques de l'Esclave mourant, sculpture de Michel-Ange (conservée au Louvre).

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A près de dix mètres de hauteur, nous cheminons entre tilleuls et cerisiers, érables et pavots, orangers du Mexique, forsythias, lavandes, glycines et rosiers..., passant d'un jardin à l'autre disséminés sur 4,5 km :

 

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                Hector Malot en terrasses 

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Reuilly (et son cadran solaire) enjambé par une passerelle tout en courbes ; 

gare de Reuilly où une piste cyclable s'ajoute au chemin piétonnier, ou encore

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Charles Péguy avec son bassin en cascade entouré de catalpas.

 

 

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Douceur printanière ensoleillée, senteurs, calme : tout était rassemblé pour nous faire passer une matinée très agréable.

Faubourg Saint-Antoine

L'abbaye Saint-Antoine des Champs est créée par Philippe Auguste en 1198 pour accueillir des "femmes dévoyées". En 1227, Saint-Louis accorde aux abbesses de St-Antoine le titre de Dames du Faubourg. Puis Louis XI accordant la franchise aux artisans, ces derniers s'y installent et sont à l'origine du développement de ce quartier, donnant au faubourg un formidable essor artisanal, puis industriel, en particulier dans les métiers du meuble.

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On y trouve jardins et cours privés et leurs bâtiments d'autrefois où l'on fabriquait meubles, bronzes, porcelaines, papiers peints,...

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mais aussi la charmante et discrète petite paroisse Sainte-Marguerite, à l'intérieur de laquelle on peut admirer dans l'une des chapelles un magnifique décor en trompe-l'oeil (le plus important de Paris).

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Aujourd'hui encore, dans la myriade de cours et de passages arborés, travaillent des ébénistes, artisans menuisiers, maîtres gainiers doreurs...

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Nous terminons cette visite au Barrio Latino (ancien magasin de meubles), véritable "hacienda" de 3000 m2 qui se déploie sur quatre niveaux reliés par un escalier grandiose et dont la façade et la structure métallique sont de type "Eiffel". 

Sortie institut du Monde Arabe

Hôtel "le Mandarin Oriental"

Institut du Monde Arabe

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Conçu pour faire connaître et rayonner la culture arabe, l'Institut est devenu un véritable "pont culturel" entre la France et les vingt-deux pays arabes. Ce bâtiment de verre et d'acier construit en 1987 par l'architecte Jean Nouvel, s'inspire d'éléments architecturaux de tradition orientale et  permet au visiteur de découvrir la diversité du monde arabe et de la civilisation arabo-islamique, des origines à nos jours. Tandis que la façade nord est tournée vers le Paris historique, la façade sud est recouverte de deux cent quarante moucharabiehs dont le mécanisme (actuellement en panne) est actionné électroniquement.

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Moucharabieh extérieur  Moucharabieh intérieur

L'ouverture des diaphragmes est réajustée toutes les heures pour s'adapter à la luminosité extérieure et créer un jeu de lumière à l'intérieur du bâtiment ; les volets permettent ainsi d'observer sans être vu.

Les collections sont issues des fonds de musées nationaux français, mais aussi de prêts de divers pays arabes, notamment la Syrie et la Tunisie, et se répartissent entre la calligraphie, la peinture populaire et les arts d'aujourd'hui, mais aussi les bas-reliefs, miniatures, textiles, bijoux, l'art et les techniques, statues, retracent l'histoire arabo-musulmane qui s'étendit de l'Espagne à l'Inde.

On ne peut terminer sans parler de la chance qui nous a été donnée d'admirer deux statues découvertes en Syrie en 1934 sur le site de Mari. Séparées par la décision de partage après fouille, l'une rejoignit Alep, tandis que l'autre partit pour le Louvre. C'est donc un rapprochement historique de ces deux chefs-d'oeuvre à l'occasion du 80e anniversaire de la découverte du temple d'Ishtar.

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A partir d'avril, une grande exposition sera consacrée au train mythique Orient-Express.

Hôtel "Le Mandarin Oriental"

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Signé par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, le Mandarin Oriental Paris ouvre ses portes début 2011. Idéalement situées entre la place Vendôme et les Tuileries, les cent trente-huit chambres,

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dont une suite présidentielle de 250 m2 et trente-huit suites,

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proposent le nec plus ultra de la décoration intérieure, avec des prestations très haut de gamme. Il est doté de l'un des plus grands jardins intérieurs de Paris, salons de réception,

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restaurants,  bar,    

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spa, piscine intérieure et centre de fitness.

Le hall d'accueil d'une surface de 350 m2 est recouvert sur les murs, de mosaïque avec incrustation de strass Swarowski, de tissu tendu en nid d'abeille et le plafond est entièrement recouvert de feuilles d'or,

DSC 1382tandis que les murs du bar sont recouverts de staff laqué et panneaux de bois incrustés de cristaux Lalique.

 

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Quelles que soient les saisons, toutes les fleurs du jardin, comme celles à l'intérieur de l'établissement sont blanches.

Ce palace appartient au Mandarin Oriental Group, spécialiste asiatique de l'hôtellerie de grand luxe.

 

 

Sortie Conciergerie

Palais de Justice

La Conciergerie

Avant de devenir une prison, la Conciergerie faisait partie, avec la Sainte Chapelle du somptueux palais édifié par Philippe le Bel.

Au XVe siècle, elle est déjà l'une des prisons les plus importantes de Paris. De splendides salles gothiques jouxtent les espaces carcéraux. La salle des Gardes, ancien réfectoire du palais, constitue, avec la salle des Gens d'Armes et les cuisines, le seul témoin actuel de la splendeur du palais royal capétien.

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Les cachots occupent les parties basses du palais et les tours à l'intérieur desquelles on soumet les prisonniers à la question.

Quelques prisonniers célèbres : Ravaillac, la marquise de Brinvilliers, célèbre empoisonneuse, le brigand Cartouche, Jeanne de Valois, comtesse de la Motte, instigatrice de l'escroquerie dans l'affaire du Collier, Marie-Antoinette, Charlotte Corday, Danton, Robespierre...

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Dans les salles qui servirent de cadre à la Terreur, la cellule de Marie-Antoinette et une série de cachots ont été reconstitués. La chapelle dite "des Girondins",

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la chapelle expiatoire aménagée à l'emplacement même de la cellule de Marie-Antoinette,

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la cour des femmes,

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le bureau du greffier, le bureau du concierge et la "salle de la toilette" constituent des témoignages de l'époque révolutionnaire. 

Palais de Justice

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Centre  névralgique du système judiciaire français, le Palais de Justice abrite la Cour de Cassation, la Cour d'Appel, le tribunal de Grande instance, les services du Parquet.

Le Palais occupe plus de 4 hectares au sol et se développe dans les étages sur près de 200000 m2, 24 km de couloirs, 7000 portes et plus de 315O fenêtres.

Plus de 4000 magistrats et fonctionnaires y travaillent. Si l'on compte l'ensemble des juristes, avocats, policiers, gendarmes, justiciables et curieux qui se rendent dans le Palais chaque jour, on arrive à une moyenne de 15000 personnes.

C'est la Gendarmerie nationale qui a la responsabilité de la sûreté du Palais.

Chacun d'entre nous aura pu assister à des procès en correctionnel, des comparutions immédiates, des procès d'assises (plus solennel).

Raymond DEPARDON

"Un moment si doux"

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DSC 1058DSC 1059                                                           

Le photographe est attaché au souvenir de sa mère et de son père, aux couleurs joyeuses de son enfance. "La couleur est la métaphore de la curiosité" dit-il.

Nomade dans l'âme, "riche de solitude", il photographie des lieux sans événements, des apparitions, des scènes de vie, il fait des photos "que tout le monde pourrait faire et que personne ne fait".

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Une somme de "moments si doux".

 

 

Sortie Palais de la Porte Dorée

Cinémathèque

Palais de la Porte Dorée

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Le Palais de la Porte Dorée fut construit pour l'Exposition  Coloniale Internationale de 1931. Ce bâtiment est un mélange de style Art Déco, d'architecture classique française, mais aussi d'éléments inspirés des Colonies.

 

 

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Le Forum, ancienne salle des Fêtes

 

 

 

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La justice                L'Industrie
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DSC 0756DSC 0757                    Le salon ovale de Paul Reynaud ministre des Colonies    

 
            

         

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Le salon ovale du Maréchal Lyautey

Commissaire général de l'exposition coloniale

Ce Palais chargé de symboles fut destiné à célébrer la gloire du modèle colonial français et devint le "Musée Permanent des Colonies". Par les vicissitudes de l'histoire, il sera transformé en "Musée de la France d'Outre-Mer" en 1935, "Musée des Arts Africains et Océaniens" en 1960, "Musée National des Arts d'Afrique et d'Océanie" en 1990, pour finalement devenir la "Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration" suite au rapatriement des collections au sein du musée du Quai Branly.

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Exposition organisée                                                  Le Tour du monde en un jour

par la Ligue anti impérialiste 

dans le Pavillon des Soviets

Archives du PCF 

Cinémathèque

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Un fou de cinéma ! Henri LANGLOIS, crée à Paris le "Cercle du Cinéma" et y projette des films de la période muette. En effet, dès les années 1930, il prend conscience de la disparition du cinéma muet et de l'importance que le cinéma a pour les artistes. La création en 1936 de la Cinémathèque française exauce le voeu du jeune Langlois : être en mesure de garder et accueillir les oeuvres cinématographiques du passé ou à venir.  

Installée depuis 2005 à Bercy, la Cinémathèque est un espace vivant et mystérieux, sombre et lumineux où l'on déambule parmi des tas d'objets, des voix, des bruits étranges, dessins, maquettes, images anciennes..., véritable cabinet de curiosités dédié aux inventeurs du cinématographe. Ici, une lanterne magique, là, un appareil optique ou une caméra des premiers temps, plus loin, des costumes mythiques, quelques vues des frères Lumière, de Chaplin, la machine inventée par Edison...

Cet "amateur" chineur d'archives, de copies de films et d'appareils anciens, laisse derrière lui une riche collection.

Langlois aura permis à des générations successives de découvrir le cinéma, ses origines et son histoire.

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Sortie Lycée hôtelier Guillaume Tirel

Manufacture des Gobelins

Lycée hôtelier Guillaume Tirel

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Cet établissement public de l'Education Nationale accueille plus de quatre cents jeunes pour des formations allant du CAP au BTS, licence...., en développant des partenariats avec les entreprises. Il bénéficie d'assistants en langue étrangère, (Anglais, Espagnol, Chinois).

 
Ouvert depuis sept ans, il possède quatre restaurants, des cuisines, un hôtel, des salles de réunion, des salles de cours...

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Nous avons pu y déguster une crème de châtaigne et magret fumé, un filet de veau accompagné d'une purée, une assiette de fromages affinés, et pour terminer une nage d'ananas et sa boule de coco, le tout servi par de jeunes élèves de 1ère année.

Manufacture des Gobelins

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La Manufacture Nationale des Gobelins regroupe le "Mobilier National", la "Manufacture de tapisserie des Gobelins", la "Manufacture de Beauvais", la "Manufacture de la Savonnerie" ainsi que les ateliers nationaux de dentelle du Puy et d'Alençon.

Le site du Mobilier National comprend deux ensembles architecturaux disposés de chaque côté de la rue Berbier-du-Mets, dont le tracé suit celui de la Bièvre (recouverte en 1912). Les bâtiments de la Manufacture sont répartis autour de plusieurs cours, et remontent au 17e siècle. L'édifice allongé comportant sur sa façade un décor de trophées et de guirlandes fut le logement de Charles le Brun, premier directeur de la Manufacture. Dans la cour Colbert se dresse l'ancienne chapelle ; à sa droite l'atelier de teinture.

Le Mobilier National a pour mission de fournir meubles et tapisseries dans les Palais officiels de la République et de former les élèves qui deviennent lissiers ou restaurateurs de tapis et tapisseries.

Les métiers à tisser de basse lisse et de haute lisse sont occupés par environ vingt-cinq lissiers qui se consacrent à la transposition de cartons d'artistes contemporains.

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Un tout petit peu de technique : le métier à tisser a pour fonction de maintenir les fils de chaîne, de les tendre et de permettre le passage des fils de trame entre les fils de chaîne.

Le haute lisse est un métier vertical, tandis que le basse lisse, horizontal, (spécialité de la Manufacture de Beauvais) peut produire des tissus plus petits.

Le point noué, (technique employée dans la fabrication de tapis veloutés), spécialité de la Savonnerie, utilise le haute lisse, avec insertion de fils de lin (pour la solidité), le lissier tond les noeuds ou boucles, et démêle  les fils avec la pointe d'un ciseau.

Dans le basse lice, les fils pairs et impairs sont tenus par des lices (cordelettes de coton permettant l'ouverture de la chaîne en deux nappes) actionnées par les pieds du lissier et les pédales du métier.

Le bas lissier suit son travail en glissant un petit miroir sous les fils de chaîne, alors que le haut lissier utilise un grand miroir qu'il met devant le métier et peut à tout moment vérifier son travail en allant derrière le métier.

Le bas lissier mettra le carton sous ses fils de chaîne alors que le haut lissier va le mettre derrière lui et suivre son travail grâce au miroir.

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Georges BRAQUE

Du fauvisme au cubisme

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"L'art est une blessure qui devient lumière"

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"J'aime la règle qui corrige l'émotion. J'aime l'émotion qui corrige la règle." 

 

 

 

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                            "La sarcleuse" dernier tableau achevé 

Sortie Collège des Bernardins

Théâtre de l'Odéon

Collège des Bernardins

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Etienne de Lexington, abbé de Clairvaux, crée en 1245 le collège Saint-Bernard, devenu  Collège des Bernardins, lieu d'étude et de recherche pour les moines cisterciens. Plusieurs acquisitions agrandissent le domaine jusqu'à former un carré de cinq hectares, clôturé d'un mur de huit mètres de haut.

Pendant plus de quatre siècles, il contribue au rayonnement intellectuel de la ville et de l'Europe. Situé au coeur du quartier latin, il est à ce jour le seul témoin de l'Université à Paris au XIIIe siècle. Reconstruit à l'identique, il constitue l'un des plus vastes édifices médiévaux parisiens avec ses 5000 m2 de surface.

 

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Notre salle de classe...

 
En 1790, le collège est confisqué par les révolutionnaires et est vendu comme bien national.  D'abord prison pour les bagnards (70 furent massacrés par les révolutionnaires qui crurent que les moines s'étaient déguisés), il est bientôt relégué comme entrepôt, sert d'école, avant de devenir en 1845 une caserne de pompiers, puis un internat pour l'école de Police. Après avoir été menacé de démolition, le collège est racheté à la ville, sous l'impulsion du Cardinal Lustiger, par le Diocèse de Paris en 2001. Après une restauration exemplaire, il renoue alors avec sa vocation initiale en 2008.

 

DSC 0537Le cellier médiéval : ancien entrepôt.   DSC 0544

Au 13e siècle, les moines installent des butons contre les colonnes afin de réduire l'enfoncement du cellier qui sera finalement comblé de terre. A une extrémité, on y découvre le mur de dérivation de la Bièvre du 12e siècle. Le cellier abrite aujourd'hui bibliothèque, salles de cours...

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En 2006 fut découvert sur l'un des claveaux d'un arc doubleau du cellier (le claveau est une pierre taillée en biais pour fermer la voûte) un profil dessiné au charbon de bois et conservé sous le mortier d'assemblage du joint. Ce claveau et le dessin qui y figure datent des années 1250. Le dessin semble être celui d'un compagnon du chantier car le personnage porte une "cale", coiffure caractéristique de cette corporation à l'époque.

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Le grand auditorium se situe sous la toiture originelle comportant 110 000 tuiles et 6 couleurs différentes.

La rosace date du 13e siècle. On retrouve la même rosace dans le petit auditorium.

Ce grand auditorium côtoie des traces précieuses du bâtiment originel, poutres en bois, éléments de la charpente provenant de chênes datant de 1150.

 

Escalier autoportant à voûte sarrasine.DSC 0556

La sacristie : 12,50 de long, 10,70DSC 0562 m de large sur 9,50 m de hauteur.

 

On y trouve la pierre tombale de Günter, moine allemand de Thuringe, décédé en 1306.

DSC 0565Grand vaisseau rythmé par 17 travées, la grande nef aux 32 colonnes (dans laquelle nous avons déjeuné), longue de 71 m, d'une largeur de 14 m et haute de 6 m, était autrefois le lieu de vie des moines.

Théâtre de l'Odéon

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Le théâtre de l'Odéon de style néoclassique, fut inauguré en 1782 par Marie-Antoinette pour accueillir la troupe du théâtre Français.

Il servit de Tribune à la Révolution et portera le nom de "théâtre de la Nation" puis "théâtre de l'Egalité". Après la Terreur, il servira d'école du chant. (Odéon en grec signifiant petit lieu où l'on déclame en chantant).  

En 1799, il est détruit par un incendie, et prendra le nom de "théâtre de Sa Majesté l'Impératrice et Reine" à sa réouverture en 1808.

En 1818, un second incendie le ravage. La nouvelle salle est inaugurée en 1819 et placée par Louis XVIII sous la tutelle de la Comédie Française.

Dans les années 50, André Malraux nomme à la tête de l'Odéon Jean-Louis Barrault qui perdra  sa place suite à l'occupation du théâtre par les étudiants en 1968. C'est en 1983 que Jacques Lang séparera la Comédie Française du théâtre de l'Odéon pour en faire le théâtre de l'Europe.

 

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Théâtre à l'italienne, il peut accueillir huit cents personnes et compte plus de dix mille abonnés.

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Le dessous de la scène et ses multiples trappes pour monter les décors.

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Le plafond peint par André Masson à la demande de Malraux.

 

DSC 0588DSC 0584Sur la terrasse une vue sur la rue de l'Odéon qui connut les premiers trottoirs.

 

Pourquoi la couleur rouge dans les théâtres ?

Sous l'Ancien Régime, fauteuils et rideaux de scène étaient bleus, emblème des royalistes.

Napoléon voulant se démarquer, trouvait que le rouge rendait les femmes plus belles et ravivaient leur teint, mais aussi pour des raisons d'éclairage, de luminosité et d'esthétisme.

D'où vient le terme "le jeu en vaut la chandelle" ?

Sur le parterre réservé à un public populaire qui était debout et recevait sur lui les coulures des bougies du lustre.

Pourquoi dit-on "merde" et non pas "bonne chance" ? 

Ceci date de l'époque où les spectateurs se faisaient déposer en calèche, halte au cours de laquelle les chevaux déposaient leur crottin sur le parvis du théâtre, garniture directement proportionnelle au nombre de spectateurs, c'était faire preuve de bienveillance que de souhaiter "beaucoup de merdes" aux artistes.

Pourquoi "baignoire" ?

Loge située dans l'ombre sous le 1er balcon d'où l'on ne voyait dépasser que la tête, comme dans une baignoire.

Pourquoi "paradis" ou "poulailler" ?

Relégué à ces places dans les hauteurs du théâtre, près des angelots, ce public debout, chahuteur, mangeait et jetait de la nourriture sur les spectateurs et s'égosillait si la pièce n'était pas à son goût ; il caquetait comme des poules.

Et "Corbeille" ? 

Premier balcon semi circulaire en avancée qui permettait de se faire admirer comme des fleurs dans une corbeille, les spectateurs des balcons supérieurs y laissaient tomber de petits papiers dans les décolletés des dames.

Les superstitions théâtrales sont héritées de superstitions de marins devenus machinistes et monteurs de décors.

Les fleurs : ne jamais offrir d'oeillets à une actrice  qui signifiait qu'elle était médiocre  (les oeillets étant beaucoup moins chers que les roses).

Corde : interdit, comme dans la marine, ce mot portant la mort désignait l'instrument de supplice.

Couleur verte : le vert considéré comme maléfique, fait avec de l'oxyde de cuivre ou du cyanure utilisé pour colorer les vêtements, et à proscrire en raison de sa toxicité.

La légende prête au costume vert que portait Molière lorsqu'il joua le Malade Imaginaire quelques heures avant sa mort.

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Autour du foyer et dans le petit théâtre, nous n'avons pas croisé le fantôme de Sarah Bernhardt.

Sortie "Promenade ferroviaire"

Balade le long du canal Saint-Martin

Promenade ferroviaire

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Construite sur le site de l'enclos Saint-Laurent, emplacement sur lequel se tenait autrefois la foire Saint-Laurent accordée aux lépreux de Saint-Lazare, la gare de l'Est est ouverte en 1849 par la compagnie de Paris à Strasbourg, sous le nom de "embarcadère de Strasbourg". Inaugurée en 1850 par le prince Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III), elle prendra le nom de "gare de l'Est" en 1854.

En 1883, elle est le théâtre du départ du premier Orient-Express à destination de Constantinople.

De cinq voies en 1850, nous passons à trente voies en 1931. Le trafic passe de cinq cent mille voyageurs par an à huit millions en 1900, soixante-dix-sept millions aujourd'hui.

Un poste de régulation souterrain (le bunker) que l'on peut voir encore aujourd'hui et parfaitement conservé, a été construit sous les voies 2 et 3 avant la seconde guerre mondiale, dans le cadre du programme de défense passive, afin d'assurer la continuité du service en cas de bombardement.

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Dans le hall grandes lignes "le départ des poilus, août 1914", peinture monumentale de cinq mètres de haut et douze mètres de long, est offerte par le peintre américain Albert Herter, en souvenir de son fils mort près de Château-Thierry.

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Le sommet du fronton Ouest est orné d'une statue représentant la ville de Strasbourg. Une statue figurant Verdun orne le fronton Est de la gare. La gare de l'Est pour ses façades, ses toitures ainsi que ses deux halls d'arrivée et de départ, est inscrite aux Monuments historiques.

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La prison Saint-Lazare (qui deviendra l'hôpital Saint-Lazare), renferme mille trois cents détenues dans trois sections : la première contient prévenues et condamnées, la seconde est à la fois un lieu de punition et un hôpital pour les prostituées, la troisième affectée aux jeunes filles maltraitées, souvent enlevées à des parents indignes. Dès 1802, avait été établie la visite obligatoire des prostituées. La durée de traitement était de quarante-cinq jours pour les "filles inscrites" et trois mois pour les "insoumises".

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La prison fut fermée en 1927. Elle devient alors "maison de santé Saint-Lazare" et continuera de fonctionner jusqu'en 1955. En 1975, année internationale de la femme, c'est la fermeture définitive du service où les prostituées étaient encore conduites après les rafles de la police.

Dépendant de l'hôpital Lariboisière depuis 1961, l'hôpital Saint-Lazare fermera définitivement fin 1998.

Le long du parcours.....

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Inscrite aux Monuments historiques, la gare du Nord fut ouverte en 1846, et occupe en France la première place, avec ses trente-deux voies. Elle gère mille cinq cents circulations de trains par jour et environ deux cent millions de passagers à l'année.

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Le baron James de Rothschild choisit l'architecte Jacques Hittorff pour prendre les travaux de reconstruction de la gare, qui durera de 1861 à 1865. Elle atteindra alors 36000 m2.

D'inspiration romaine, la façade est organisée autour d'un pavillon central encadré de deux pavillons plus petits, et est ornée de vingt-trois statues représentant les principales villes desservies.

Canal Saint-Martin

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En nous dirigeant vers le canal Saint-Martin, nous faisons une halte au square Villemin : jardin aménagé à l'emplacement de l'ancien hôpital militaire Villemin construit en 1870 dans les murs du couvent des Récollets.

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DSC 0482Angle rue des Récollets et quai de Valmy

Le canal Saint-Martin était destiné à l'origine à l'adduction d'eau potable dans la capitale. Inauguré en 1825, il comporte neuf écluses et deux ponts tournants pour un dénivelé de vingt-cinq mètres. Ce n'est qu'en 1970 que les écluses sont électrifiées, et au temps du trafic, éclusiers et mariniers devaient jouer de la manivelle pour faire passer quelque vingt-cinq bateaux par jour. La promenade commence alors que s'achève la course souterraine du canal depuis la Bastille, en suivant les boulevards Richard Lenoir et Jules Ferry.

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Sortie Château de Monte Cristo

Parc royal de Marly

Château de Monte Cristo

"Vous allez ici même me tracer un parc anglais au milieu duquel je veux une maison Renaissance. Pour mon cabinet de travail, un pavillon gothique entouré d'eau... Il y a des sources, vous m'en ferez des cascades" dit Alexandre Dumas à son architecte.

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"Je viens d'acheter une maison à Port-Marly, voulez-vous y venir déjeuner le 24 juillet, anniversaire de ma naissance ? Demandez la maison de Monsieur Dumas, on vous l'indiquera. A onze heures."

 
Au jour dit, les convives arrivèrent.

"- Et la maison ?

 - C'est ici. Vous déjeunez à l'endroit où sera la salle à manger, et dans trois ans jour pour jour, vous êtes invités à venir à la même heure, recommencer ce repas, dans la vraie salle à manger."

C'est ainsi que commença l'aventure... Nous sommes en 1844.

 

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Le 24 juillet 1847, Dumas inaugure son rêve. Le château de Monte Cristo est né.

Elégantes façades entièrement sculptées.

 

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DSC 0426A l'intérieur, Dumas aménage un authentique salon mauresque.

Face au château, se dresse un petit castel néogothique entouré d'eau : le "château d'If". Dumas travaille au rez-de-chaussée et se repose à l'étage. 

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Afin de nourrir ses Impressions de voyage, Dumas a habité tous les quartiers et couru tous les pays. Qu'il aille au bout de sa rue ou au bout du monde, il est chez lui. Il dîne en Belgique, soupe en Hollande, couche en Angleterre, se réveille en Suisse, se baigne à Biarritz, prend son chocolat en Espagne, son café à Tunis, ses aises partout, et il revient à Paris de l'air d'un homme qui a fait une petite promenade et qui a voisiné avec le monde.

"Voyager" dira-t-il, "c'est oublier le passé et l'avenir pour un éternel présent."

"Le premier besoin de l'homme qui travaille et qui travaille beaucoup, c'est la solitude. Cependant, je n'aime pas la solitude seule. J'aime la solitude du paradis terrestre, c'est-à-dire la solitude peuplée d'animaux."

Dumas ne fermait sa porte à personne : ni aux hommes, ni aux animaux ! Il possédait pas moins de quatorze chiens, un faisan doré, un coq, des perroquets, des chats, des poules, des chevaux (dont Porthos, Athos et Aramis), trois singes, un vautour, sans compter les nombreux goujons, ablettes, truites et écrevisses qui peuplaient les bassins.

On ne peut terminer sans évoquer les comédiens qui surgirent à l'intérieur du château, parmi lesquels

- une maîtresse, se présentant comme la "maîtresse de coeur" de Dumas, et ne comprenant pas pourquoi Dumas donnait de l'argent à sa femme...,

- un commissaire de police bizarre menant une enquête sur une disparition d'oiseaux, avec pour témoin le jardinier, homme à tout faire de Dumas,

- enfin le sculpteur tunisien Hadji Younis qui travailla dans le salon mauresque.

Tous ces personnages nous contèrent plein d'anecdotes sur la vie au château.

 Parc de Marly

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Créé par Mansart pour Louis XIV, le domaine royal de Marly était célèbre pour la beauté de ses jardins où sculptures (dont les célèbres "chevaux"), bassins et jeux d'eau émerveillaient les visiteurs.

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Cet autre palais du Roi Soleil, alternative intime à Versailles, permettait au roi de se retirer des tumultes de la Cour. Cette expression chuchotée par les courtisans afin d'y être invités "Sire, Marly !", témoigne de son prestige.

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Venir à Marly, c'est côtoyer le roi pendant quelques jours en cercle restreint, dans son intimité, et prendre beaucoup de plaisir dans un lieu où l'Etiquette est assouplie.

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Aujourd'hui, c'est un lieu de promenade majestueux où retrouver les traces d'un passé disparu.