Culture & Découvertes nous guide vers des lieux inconnus, oubliés, parfois même vraiment insolites, afin de nous faire découvrir les richesses patrimoniales, historiques, industrielles mêmes de notre beau pays. Le plus souvent des explications sont données par un guide professionnel, accompagnateur d'un moment ou de la journée. Tout est fait pour que les visites restent en mémoire et enrichissent la culture de chacun.

CALENDRIER SAISON 2017/2018 

 

28 septembre : Melun : Musée de la Gendarmerie, Ville médiévale

19 octobre : Château de Champs-sur-Marne, "De la Cité ouvrière Menier à l'ancienne chocolaterie" à Noisiel

23 novembre : Skit du Saint-Esprit au Mesnil-Saint-Denis, Abbaye de Port-Royal des Champs à Magny-les-Hameaux 

14 décembre : Théâtre du Ranelagh, Cathédrale Russe du quai Branly

Vendredi 19 janvier : Bazar de la Charité, Goûter automobile : "un siècle de passions de la Belle Epoque à nos jours"

15 février : Mont de Piété, Cirque d'Hiver

15 mars : Philharmonie et Cité de la Musique, Cité des Sciences

12 avril : Centrale géothermique de Villejuif, Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort

17 mai : Jardin Yili à Saint-Rémy-l'Honoré, Maison Raymond Devos à Saint-Rémy-les-Chevreuse

7 juin : Château de Cheverny 

 

EXPOSITIONS :

Vendredi 17 novembre : Christian Dior aux Arts Déco

Vendredi 1er décembre et Jeudi 14 décembre : Gauguin au Grand Palais

Vendredi 26 janvier : Derain à Pompidou

 

 

Responsable

Animateurs

Périodicité

Lieux

Coût des sorties
saison 2017/2018

Michel MOULIN
01 30 47 58 44
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Secrétaire : Françoise MOULIN   

01 30 47 58 44 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  

Françoise et Michel Moulin
01 30 47 58 44
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 Michèle LARGE
01 30 41 37 45
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.gmail.com

 

1 visite mensuelle

Sites remarquables à
Paris et en province

18 €
sauf exception

Trésorière : Danièle BARTHELEMY

 01 30 41 34 94 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

  

2017-2018

 

SKIT DU SAINT-ESPRIT AU MESNIL-SAINT-DENIS

PORT-ROYAL DES CHAMPS A MAGNY-LES-HAMEAUX

 

SKIT DU SAINT-ESPRIT

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Monastère orthodoxe fondé par des moines russes en 1938, construit dans la pure tradition byzantine, le Skit du Saint-Esprit est installé au coeur du Bois du Fay.

C'est le Père Serguienko, recteur de la communauté d'émigrés rattachés à l'église patriarcale de Meudon qui découvrit ce site où un groupe d'ermites s'installèrent.

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Tombe du Père Grégoire Kroug  

Le Skit est composé de deux éléments en pierre de taille, l'un en forme de kiosque, est ouvert sur son pourtour par des arcades et surmonté d'une coupole se terminant par une flèche en bulbe doré, le second, plus monumental, est composé d'un porche percé en arcade. Ce dernier comporte trois bulbes bleus alignés.

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Les murs intérieurs, couverts de fresques et d'icônes, sont l'oeuvre du Père Grégoire Kroug, moine icônographe, qui vécut à cet endroit durant 20 ans. Quand il mourut en 1969, il laissait, outre ces fresques, un ensemble d'icônes considérables et de première importance. 

A proximité de ces édifices sont disséminées plusieurs cellules, sans eau ni électricité, qui abritaient chacune un moine de l'Eglise orthodoxe russe.

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Le Père Barsanuphe, moine responsable depuis 1964 au Skit du Saint-Esprit, a achevé l'ensemble architectural par l'édification du narthex, de la coupole sur l'abside, du clocher, du baptistère et du porche.

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Skit : nom dérivé du grec qui désigne une partie du désert d'Egypte, au sud d'Alexandrie, où Saint-Macaire organisa, au IVe siècle, l'existence des premiers moines.

 

 

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En 2013, le Skit du Saint-Esprit s'est vu attribuer le label "Patrimoine du XXe siècle", décerné par le Ministère de la Culture

et de la Communication.

 

ABBAYE DE PORT-ROYAL

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Port-Royal des Champs, abbaye cistercienne, fut fondée en 1204. Sous l'impulsion de son abbesse Mère Angélique Arnauld, l'abbaye fit partie des premières communautés religieuses engagées dans le mouvement de réforme entrepris dans l'église catholique au XVIIe siècle.

A l'initiative de l'abbé de Saint-Cyran, une communauté d'hommes, les Solitaires, s'installa dans le monastère en 1639. Les "Petites Ecoles" créées dans les mêmes années formaient une trentaine de garçons parmi lesquels Jean Racine. L'abbaye devint suspecte aux yeux du pouvoir, d'être le lieu de diffusion d'une pensée religieuse que ses ennemis appelèrent "jansénisme" et dont le maître à penser aurait été Antoine Arnauld, frère de l'abbesse Angélique.

Principal foyer de la pensée janséniste en France, Port-Royal apparaît comme un lieu de résistance au pouvoir royal, que Louis XIV ne parvient pas à réduire, pendant tout son long règne.

En 1661, il ordonne la dispersion des Solitaires et la fermeture des Petites écoles. La "Paix de l'Eglise", en 1669, marque un répit dans la politique anti-janséniste, et l'abbaye connaît un second âge d'or, sous la puissante protection de la duchesse de Longueville, cousine du roi. A la mort de sa cousine, le roi vieillissant cherche à faire disparaître les jansénistes du royaume. Ne parvenant pas à réduire les religieuses de Port-Royal à l'obéissance, il les fait disperser en 1709 et raser leur abbaye deux plus tard.

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Port-Royal des Champs est un vaste domaine forestier dans lequel se trouve le site des ruines de l'abbaye de Port-Royal et le site musée national de Port-Royal des Champs, composé d'un parc, du musée proprement dit et d'un ancien corps de ferme. Les deux sites sont traversés par le chemin Jean Racine qui longe les murs d'enceinte.

 

 

 

De l'ancienne abbaye ont été conservés les bâtiments réutilisés pour l'exploitation agricole, principalement l'ample pigeonnier et l'ancien moulin. Les fondations de l'abbatiale ont été remises à jour après la Révolution par le duc de Luynes. Un petit oratoire néo-gothique a été ajouté à la fin du XIXe siècle à l'emplacement du chevet.

 

 

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Sous l'impulsion de l'abbé de Saint-Cyran, directeur spirituel de la communauté des religieuses de Port-Royal, les Solitaires se consacrent dès 1637 à l'éducation des enfants et créent les "Petites écoles".

En 1651, le succès de leur enseignement incite les Solitaires de Port-Royal à construire un bâtiment  d'une élégante simplicité destiné à un pensionnat de garçons. A la fin du XIXe siècle, les propriétaires du domaine firent construire une aile dans le même esprit. C'est dans ces bâtiments que fut installé le musée à partir de 1962. 

 

 

 

 

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La ferme des Granges, exploitation agricole principale de l'abbaye, a conservé sa vaste grange à blé médiévale. Les principaux bâtiments qui forment la cour ont été construits entre le XVIIe et XIXe siècle. La grange à blé constitue le bâtiment principal de la ferme située sur le plateau. C'est dans ce bâtiment qu'étaient entreposées les récoltes des autres fermes de l'abbaye. 

 

 

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Le logis des Solitaires situé dans le prolongement des "Petites écoles".

 

 

 

Le puits dit de Pascal se trouve au centre de la ferme des Granges. Il est nommé ainsi en raison du mécanisme créé par Pascal pour les élèves des "Petites écoles", et qui permettait de puiser à l'aide de deux grands seaux une quantité d'eau très importante.

 

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Vue perspective de l'abbaye 

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Mère Angélique et Mère Agnès Arnauld

 

Antoine Le Maître (neveu de Mère Angélique)

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Jean Racine

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La première machine à calculer

1645 : Pascal, après 3 ans d'efforts, met au point la Pascaline

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CHRISTIAN DIOR, COUTURIER DU RÊVE

 

Le musée des Arts Décoratifs célèbre l'anniversaire marquant les 70 ans de la création de la maison Christian Dior.

Cette exposition, riche et dense, invite le visiteur à découvrir l'univers de son fondateur et des couturiers de renom qui lui ont succédé : Yves Saint-Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons, et tout récemment Maria Grazia Chiuri.

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Au côté de plus de 300 robes de haute couture conçues de 1947 à nos jours, sont réunis de nombreux documents (croquis, photographies, publicités, manuscrits), des objets (chapeaux, bijoux, souliers, flacons de parfum), des tableaux, objets d'arts décoratifs, pièces de mobilier.

"Respecter la tradition et oser l'insolence, car l'un ne saurait aller sans l'autre".

"Les robes de la haute couture ont le caractère unique et insolite d'un objet d'art. Elles sont parmi les dernières choses qui soient faites à la main, la main de l'homme dont la valeur est irremplaçable, car elle donne à tout ce qu'elle crée ce qu'aucune machine ne saurait apporter : la poésie et la vie".

Christian Dior

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Christian Dior : "Le parfum d'une femme en dit plus sur elle que son écriture".

Yves Saint-Laurent : "Il incarnait son temps mieux que n'importe quel couturier : l'insouciance de l'après-guerre, le luxe discret et la beauté fulgurante."

Gianfranco Ferré : "Christian Dior n'hésite pas à bouleverser les proportions du corps pour mieux en restituer la grâce."

                           "Dior est le Watteau des couturiers, plein de nuances, délicat, chic."

John Galliano : "C'est vrai, le XVIIIe siècle est une passion chez moi. Mais je le réinterprète par des jeux de corsets juste suggérés, par des coiffures poétiques, par des traînes sophistiquées..."

Raf Simons : "La maison Christian Dior représente pour moi l'absence de toute restriction. Cette absence est ancrée dans ses racines."

Maria Grazia Chiuri souhaite que "la nouvelle femme Dior soit désirable, fragile mais sûre d'elle, avec une vraie force intérieure."

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"Au fond de chaque coeur sommeille un rêve, et le couturier le sait : chaque femme est une princesse".

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Christian Dior a révolutionné la mode d'après-guerre, il a insuffflé de l'extravagance aux robes trop sages des années 50 et a lancé une grande entreprise où la couture est un art.

 

 

 

 

 

CHÂTEAU ET PARC DE CHAMPS-SUR-MARNE

NOISIEL : DE LA CITÉ  OUVRIÈRE A L'ANCIENNE CHOCOLATERIE

 

 

CHÂTEAU ET PARC DE CHAMPS-SUR-MARNE

ou l'élégance à la française

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Cette demeure est caractéristique des maisons de plaisance du XVIIIe siècle bâties à la campagne, permettant un nouvel art de vivre. Le château présente de somptueux décors rocaille, ainsi que des décors de chinoiseries.

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Le grand salon

Une scène de palais chinois se déploie sur les douze feuilles d'un paravent en laque devant lequel une console en bois doré supporte un vase chinois. Les fauteuils sont recouverts de tapisserie à décor floral.

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Le fumoir

Au mur une tapisserie tissée à Beauvais. Les fumeurs prenaient place dans le canapé et les bergères confortables, tapissés de damas vert. La pièce  servait aussi de bibliothèque pour les livres les plus précieux du château, conservés dans une grande armoire vitrée de style Régence, en ébène et bronze doré.

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 Le salon chinois

Les boiseries sont peintes d'un décor de chinoiseries représentant un Extrême-Orient imaginaire. Un ensemble de sièges Louis XV recouverts de tapisseries illustrent des fables de La Fontaine.

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Le salon rouge

La soierie rouge a été restaurée à l'identique de celle qui décorait cette ancienne chambre de Louise Cahen d'Anvers.

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La bibliothèque-billard

Cette pièce prolonge la décoration du fumoir. Le billard français de 1906 en chêne est présenté avec ses accessoires.

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A gauche, la salle à manger compte parmi les premières pièces uniquement destinées à cet usage en France.

A droite, la salle à manger des enfants rappelle le mode de vie de la grande bourgeoisie, où les enfants étaient élevés séparément de leurs parents.

 

 

 

 

 

 

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L'escalier d'honneur

Espace d'apparat, la rampe en fer forgé est ornée de médaillons contenant le "L" et le "C" de Louis Cahen d'Anvers.

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                                         Le salon de musique                                                                                                                                               

  

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A gauche la chambre bleue, à droite la chambre d'honneur réservée aux hôtes de marque.

 

 

 

 

 

 

 

Ses 900 pièces de collections et son mobilier estampillé des grands noms de l'ébénisterie en font un des châteaux les plus magnifiquement meublés d'Ile de France.

Il a accueilli d'illustres locataires comme la princesse de Conti, les ducs de La Vallière, la marquise de Pompadour, et des hommes de lettres tels que Diderot, Voltaire, Chateaubriand, Proust.

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Le banquier Louis Cahen d'Anvers achète le domaine en 1895 et entreprend une importante campagne de restauration complétée par des collections et mobiliers de grande valeur. Son fils Charles donne le château à l'Etat en 1935, qui devient alors une résidence officielle de la Présidence de la République. De 1939 à 1974, le château est utilisé pour la réception de chefs d'Etat étrangers puis le domaine est ouvert au public.

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Le parc couvre 85 ha, et sa perspective de 900 m ponctuée de deux bassins et de nombreuses bordures de buis, suit la pente douce du coteau jusqu'à la Marne. Il présente aujourd'hui un double aspect : une partie centrale classique "à la française" et un parc à l'anglaise qui lui sert d'écrin.

Le parc est labellisé "jardin remarquable".

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NOISIEL : DE LA CITÉ OUVRIÈRE À L'ANCIENNE CHOCOLATERIE

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C'est à la présence de la Marne que Noisiel doit sa naissance au Moyen Age, puis l'implantation de la chocolaterie Menier au XIXe siècle. Ancien village agricole, Noisiel a vu son destin bouleversé en 1825 par l'arrivée de pharmaciens parisiens, les Menier. Antoine Brutus Menier achète le moulin afin d'y installer une fabrique de produits pharmaceutiques et de chocolat. Dès 1853, son fils Emile transforme la petite entreprise familiale en un véritable empire du chocolat. De nombreux bâtiments sont construits pour abriter les ateliers. L'industriel entreprend alors la construction d'une cité ouvrière modèle qui sera achevée par ses fils : logements, écoles, magasins d'approvisionnement, réfectoires, centre médical, hôtels-restaurants, mairie.

Noisiel a vécu une grande et singulière aventure industrielle et sociale, dont elle conserve un riche patrimoine bâti. On peut encore admirer le moulin Saulnier (1872), le pavillon des Refroidissoirs, le Pont hardi ou la Cathédrale (1906), au coeur d'un espace paysager.

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L'ancienne Mairie de Noisiel remplace une première mairie-lavoir située à proximité de la chocolaterie, et offerte à la commune par Emile Menier. L'alternance de pierres et de briques et l'avant-corps soutenu par deux colonnes donnent un aspect monumental à l'édifice. A l'intérieur, le décor de la salle du Conseil, composé de symboles républicains associés aux emblèmes des Menier, est le reflet de leur emprise sur la ville, maires de Noisiel de 1871 à 1959 sans interruption.

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Le bâtiment des PompesNoisiel MM 012 : la place Gaston Menier est aménagée durant la dernière phase de construction de la cité ouvrière vers 1890. Elle s'organise autour de nouveaux équipements publics : la mairie et le bâtiment des Pompes, ainsi que la Poste et le débit de tabac. Le bâtiment des Pompes abrite les sapeurs-pompiers, fondé en 1886 par Albert Menier, et qui a pour vocation première de parer aux risques d'incendie provoqués par les activités industrielles de la chocolaterie.

L'édifice abrite également le service des pompes funèbres.

 

 

 

 

 

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Le moulin Saulnier et les Refroidissoirs Afin d'améliorer le rendement de la chocolaterie, un nouveau bâtiment de production est construit sur la Marne : le moulin Saulnier. Sa construction innove par l'usage de la brique et du fer. Renouvelant les principes architecturaux, le moulin est l'un des premiers édifices à ossature métallique porteuse apparente. Les refroidissoirs érigés vers 1882 sont un autre exemple de l'architecture métallique. Ces édifices remarquables sont protégés au titre des monuments historiques.

La cathédrale érigée en 1906, en béton armé, surnommée ainsi en référence à sa taille et à ses volumes intérieurs, grimpe sur huit étages.

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Le Pont hardi : passerelle de béton jetée sur la rivière en une seule arche de 44,50 m.

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La cité ouvrière : maisons disposées en quinconce, pourvues de jardins privatifs, toutes de briques rouges et jaunes. 

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Les anciennes écoles  bâties dès 1874,  forment le premier équipement collectif de la cité ouvrière, et leur situation sur la place montre l'importance de l'éducation pour Emile Menier. L'édifice accueille des classes de filles et de garçons, tandis que le bâtiment attenant (classe gardienne) est destiné aux petits de deux à six ans. Institution privée, l'école Menier est laïque, gratuite, obligatoire, et libère les ouvrières de leurs contraintes familiales. Le décor de la façade composé de briques polychromes et frises en céramique, est caractéristique des constructions Menier. L'Hôtel de Ville s'y trouve depuis 1968.

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Les anciens réfectoires construits en 1884 pour accueillir les ouvriers de la chocolaterie qui vivent dans les communes voisines. En 1889, une cuisine est ajoutée pour leur permettre d'acheter un repas à consommer sur place ou à emporter. A l'intérieur, une répartition en trois salles distinctes (couples, hommes et femmes célibataires) respecte la morale. A l'étage, une grande salle polyvalente propose plusieurs types d'activités aux ouvriers : cours du soir, bibliothèque, réunions, répétitions de l'Harmonie de l'usine,... 

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Place Emile Menier : ce monument est dédié à Emile, père fondateur de la cité, autour de laquelle se trouvent les plus anciens équipements collectifs, dont les anciennes écoles Menier, les magasins d'approvisionnement, les réfectoires des ouvriers, le cabinet médical.

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L'ancienne chocolaterie est devenue le siège social de Nestlé en 1996.  

 

 

 

 

MELUN

 

MUSÉE DE LA GENDARMERIE NATIONALE

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Organisée autour de la plus grande vitrine suspendue d'Europe (8,50 m de haut, 2 m de large, 18 m de long), cette exposition permanente met en lumière l'histoire de la gendarmerie depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours, dévoilant des oeuvres inattendues.

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Armes blanches et armes à feu, uniformes, coiffures, figurines, beaux-arts, insignes, emblèmes, cuivreries, faïences, arts populaires, sont autant d'objets qui nous plongent dans l'histoire d'une institution.

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                                                                         Sabre d'Abd el-Kader                                   

Ces pièces racontent l'histoire de la France grâce aux personnages illustres et aux affaires qui ont marqué l'histoire de la gendarmerie :

- l'arrestation de Bonnot par le lieutenant Fontan ;

- l'affaire Dominici qui a enflammé les médias en 1952 ;

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- la carrière du maréchal Moncey, seul et unique maréchal d'Empire de la gendarmerie ;

- ... et tant d'autres anecdotes passionnantes.

Quatre batailles et deux guerres sont inscrites sur le drapeau :

Batailles :

- Hondschoote : le 8 septembre 1793, 400 gendarmes de la 32e division sont engagés dans l'aile gauche de l'armée. Ils s'emparent de l'artillerie ennemie et perdent 117 hommes ;

- Villodrigo : le 23 octobre 1812, la 1ère légion de gendarmerie à cheval, appartenant à la brigade de cavalerie de l'Armée du Nord, se heurte à la cavalerie anglaise. Chargeant au sabre, elle enfonce les lignes ennemies, faisant 250 tués et 85 prisonniers. Le colonel Béteille, commandant la brigade, reçoit douze coups de sabre et survit à ses blessures ;

- Taguin : le 16 mai 1843, 30 gendarmes à cheval sont mobilisés pour participer à la traque de la smala de l'émir algérien Abd el-Kader et participent à sa capture ;

- Sébastopol : 1855, deux bataillons du régiment de gendarmerie à pied de la Garde Impériale participent au siège de la ville. Le  1er bataillon enlève une positions stratégique dite "ouvrage blanc" au prix de pertes élevées, et apporte sa contribution à la victoire finale. 153 gendarmes laissent leur vie dans cette campagne.

Guerres :

- Indochine : 1945-1954, trois légions de la Garde Républicaine de marche sont levées fin 1946. Chargées de former une garde civile de Cochinchine, d'assumer des missions de sûreté, de remplir des missions prévôtales, de surveiller les frontières, elles affichent de lourdes pertes : 654 tués ou disparus, 1 500 blessés. Cela vaut au drapeau de la Gendarmerie une croix de Guerre TOE avec deux palmes ;

- AFN (Afrique du Nord) : 1952-1962. 

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PARCOURS HISTORIQUE

 

Melun est dès l'époque romaine située à la convergence d'axes fluviaux et terrestres. Les Capétiens établissent le château royal sur l'île au Xe siècle. Séjour apprécié des rois de France, la ville médiévale, entourée de remparts dès le XIIe siècle, s'étend vers le Nord et se pare d'une douzaine d'édifices religieux.

La Renaissance voit la reconstruction partielle ou totale des églises et fortifications ainsi que l'abandon progressif du château comme résidence des rois de France. Cinq monastères prennent place dans la ville du XIVe au XVIIe siècle. Le rôle de Melun pour l'approvisionnement de Paris en farine ne fait que s'accroître du Moyen Age à l'époque moderne. 

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Fontaine Saint-Jean : Cette fontaine, en fonte de fer, inaugurée en 1864, inspirée du style Renaissance est constituée de deux bassins superposés, et ornée de figures symbolisant des fleuves français. Elle possède un décor de masques et de têtes d'animaux. Les trois statues allégoriques dans la partie supérieure représentent les trois fleuves arrosant le département :

- la Seine (portant une corne d'abondance) ;

- la Marne (tenant une faucille et des épis de blé) ;

- l'Yonne (tenant une rame).

Quatre bornes-fontaines d'angle fournissaient de l'eau aux habitants.

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Collégiale Notre-Dame : Le roi Robert le Pieux y installe une communauté de chanoines. La nef, avec ses grandes arcades et ses fenêtres hautes, est exécutée en un seul jet. La tour sud est restaurée entre 1515 et 1524. L'emblème de François Ier, la salamandre, est encore visible façade ouest, ainsi que l'initiale de la reine Claude de France.  

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Prieuré Saint-Sauveur : La fondation du prieuré est traditionnellement attribuée au roi Robert le Pieux (970-1031). En 1690, le prieuré qui n'accueille plus que huit religieux, est rattaché au chapitre de la collégiale Notre-Dame. Une partie de l'église devient grenier à sel finalement vendu  comme Bien national à la Révolution. Ses deux travées nord sont transformées en chapelle destinée aux utilisateurs des coches d'eau, détruite au XIXe siècle. Divers propriétaires transforment alors le prieuré en ateliers, commerces, habitations particulières au XIXe siècle. Les vestiges de l'église sont dégagés en 1974 par la ville de Melun qui achète l'îlot et réhabilite l'ensemble.

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Coches d'eau : Mentionnés à Melun dès 1178, les coches d'eau sont le moyen le plus utilisé pour le transport des voyageurs et des marchandises avant le XVIIIe siècle. Le halage des coches par des chevaux est remplacé lors du passage des ponts par le chablage. Le mât du halage du bateau est basculé au passage des ponts grâce au sabot dans lequel il s'articule, et le maître-chableur assure, sur un gros bateau, le remorquage sous le pont. Au XVIIe siècle, le voyage hebdomadaire de Paris à Melun dure une journée l'été à une journée et demie l'hiver. Au XVIIIe siècle, le coche ou "bachot" est quotidien. La construction des quais de la rive gauche au XIXe siècle met fin à la contrainte du chablage. La circulation des coches d'eau cesse avec la concurrence des bateaux à aubes et le percement de la voie de chemin de fer à partir de 1847, mais le halage se poursuit jusque dans le premier tiers du XXe siècle.

 

 

 

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Château : Témoin du séjour des rois depuis Robert le Pieux, le château de Melun est une résidence royale d'importance. Les Capétiens, Philippe-Auguste, Louis IX, Philippe le Bel ou Charles V y demeurent souvent et veillent à son entretien. Situé à la pointe occidentale de l'île, il affirme la situation stratégique de Melun. C'est tout d'abord une résidence assez sobre protégée sous Philippe-Auguste d'une enceinte. Une partie du trésor royal y est transportée au XIVe siècle. Tombé en désuétude à partir du XVIe siècle, il est démantelé en 1696 lorsqu'une autorisation royale permet aux échevins de vendre la toiture, les matériaux des combles et du donjon pour restaurer le pont. Au XVIIIe siècle, le château est transformé en bureau des coches et écuries pour les chevaux de halage. Sa démolition se poursuit jusqu'en 1833.

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Héloïse et Abélard : Pierre Abélard arrive à Paris vers 1100. Chanoine à Notre Dame, puis orateur, philosophe, mais aussi poète et musicien, il transporte son enseignement de philosophie à Melun, et crée à Paris l'école Sainte Geneviève en 1108. Des étudiants se déplacent de toute l'Europe pour l'écouter. En 1115, Fulbert, chanoine à Notre Dame, le choisit comme précepteur de sa nièce Héloïse, déjà fort savante et faisant preuve d'un brillant esprit. Une passion naît entre l'élève et le professeur qui partagent le même goût de la connaissance, puis  Héloïse attend un enfant. Abélard la cache dans sa famille en Bretagne jusqu'à la naissance de leur fils Astrolabe "celui qui prend les astres". Ils se marient en secret à Paris, mais l'oncle trouve Abélard et le fait castrer. Héloïse prend le voile, Abélard entre dans les ordres. Commence alors une longue correspondance entre les deux amants. Héloïse s'éteint au Paraclet où est transportée la dépouille d'Abélard. Leur sépulture sera transférée au Père Lachaise en 1817.

Les mots "Amour, Savoir, Tolérance" rendent hommage à l'esprit des deux amants. Le sculpteur a choisi d'offrir à leurs statues de bronze des vêtements intemporels et des visages ne se rattachant à aucune origine particulière, rendant ainsi leur représentation universelle.

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Eglise Saint-Aspais : Beau témoignage du gothique tardif, cette église restaurée entre 1997 et 1999, est également remarquable par l'originalité de son plan en forme de trapèze irrégulier et de ses vitraux contemporains. Lors des bombardements d'août 1944, la flèche et le beffroi sont détruits, les voûtes effondrées, la nef, le tambour du grand portail et les orgues du XVIIIe siècle brûlés, la couverture en partie soufflée. Les voûtes de la nef sont reconstruites et les fenestrages rétablis en 1956, alors que l'on réinstalle les remarquables vitraux du XVIe siècle heureusement démontés avant 1944.

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